AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Vous aimez Make a Wish ? N'oubliez pas de passer dans le sujet sur PRD pour donner votre avis !

Partagez|

Drink up, me hearties, yo ho. † Ariel.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar

Eternel indécis

Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 139
Poussière de fée : 755


MessageSujet: Drink up, me hearties, yo ho. † Ariel. Mar 30 Mai - 1:09


Drink up, me hearties, yo ho.
Ariel & Jack.


Son bras passé autour de la jeune femme, Jack la guida jusqu’à son précieux navire. Enfin, du moins, jusqu’à la chaloupe qui le mènerait à lui. Par mesure de sécurité, il ne laissait pas son navire directement rattacher au port, mais un peu plus loin, derrière un rocher d’où il n’était pas visible. Trop de fois le Black Pearl avait été volé, et cette fois, il en était hors de question. Le pirate relâcha la princesse avant de grimper dans l’embarcation et de lui tendre la main pour qu’elle le suive. « Ne t’en fais pas, le Pearl est à deux minutes. Je l’ai pas laissé au port, par précaution. On ne sait jamais. »  Il attendit que la jeune femme prenne place pour attraper les rames et commencer à avancer. Comme promit, ils arrivèrent en à peine deux minutes, ce qui rendait la manoeuvre quelque peu inutile. Il reposa les rames à l’intérieur de la chaloupe et s’agrippa à l’échelle pour ne pas dériver. « Après vous mademoiselle. » La politesse n’était pas son fort, mais dans le cas présent, il préférait avoir le temps de rattacher la barque au navire avant qu’Ariel ne se retrouve à dériver en plein milieu de l’océan.

Alors qu’il montait à l’échelle, Ariel était déjà arrivé sur le pont du navire. « Je te présente le sublime, le magnifique, l’incroyable et légendaire Black… Pearl… » Il venait d’arriver sur le pont à son tour et réalisa que sans lumière, on ne pouvait absolument rien distinguer de son navire. « Je reviens » Il s’empressa donc d’aller allumer les lanternes disposées sur le pont pour laisser découvrir le bateau dans toute sa splendeur. Celui qu’on surnommait le moineau sourit. Un navire comme celui-ci, on ne pouvait qu’être fier de le montrer. « Voici le Black Pearl. Navire le plus rapide des sept mers. Mon navire. » Il fit un geste de la main pour désigner l’ensemble du bateau, de la coque jusqu’au poste d’observation. Il était fier. Quand il s’agissait du Black Pearl, Jack pouvait prétendre avoir fait au moins une chose de bien dans sa vie en ayant eu le privilège d’être le capitaine de se navire. Il revint près de la demoiselle. « Il est impressionnant, n’est-ce pas ? Enfin, pour toi, ça ne doit être qu’un navire de plus. Je ne suis pas sûr qu’une ancienne sirène comprenne vraiment le principe d’avoir un bateau aussi rapide et précieux que le Black Pearl… »


Jack attrapa son compas, qu’il portait à sa ceinture comme il avait l’habitude de le faire. Par reflexe, il l’ouvrit, et l’aiguille se contenta de tourner dans le vide. La dernière fois qu’il n’avait pas su ce qu’il voulait, il en était mort. Le pirate espérait vraiment pouvoir réussir à retrouver un cap. Il tendit le compas à la princesse. « Si tu veux aller faire un tour, je t’en pris, trouves nous un cap. » Et soudainement une idée le frappa de plein fouet. Avec Ariel, il fallait toujours se demander si elle avait bien comprit ce qu’il disait. « C’est un compas. Il indique une direction. L’aiguille rouge pointe vers le nord, quand il fonctionne. Ca ne se jette surtout pas à l’eau. » Peu confiant, il laissa malgré tout le compas dans les mains de la jeune femme. S’il ne voulait pas bouger, au moins, il aurait une idée de cap pour commencer sa nouvelle aventure. Il n’aurait plus qu’à découvrir ce qui se cacherait dans cette direction.
© BLACK PUMPKIN


SPARROW
© FRIMELDA
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Mi-Femme, Mi-Sardine

Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 117
Poussière de fée : 923


MessageSujet: Re: Drink up, me hearties, yo ho. † Ariel. Sam 3 Juin - 1:16



     

Jack
&
Ariel
Drink up, me hearties, yo ho.
J'avais réussi à faire un signe à ma collègue avant de quitter le Blue Lagoon. Vu comment Jack était passionné par son navire à sa façon de m'en parler, je me doutais bien qu'il avait certainement oublié la bouteille de rhum que je lui avais presque promise. C'est comme ça que je me retrouvais à vite attraper au passage mon sac et ma veste que ma collègue et amie me tendait avant de sortir. Je l'écoutais parler de son navire tout en l'observant du coin de l’œil. Je n'avais jamais vu quelqu'un autant passionné par un navire. D'un côté, c'était plutôt amusant. J'avais l'impression que rien au monde ne comptait plus que ce qu'il appelait le Black Pearl. Alors, je le laissais me guider tout en l'écoutant. Je me demandais à quoi ressemblait ce navire qui semblait si important à ses yeux. J'avais envie de le voir et me faire ma propre opinion dessus. Et, lorsque nous arrivions au port, je tombais nez à nez avec... Une barque ? Heureusement que je l'avais écouté et qu'il me précisait que le Pearl était un peu plus loin.

Je lui souris. « Je vous fait confiance. » Puis, je pris la main et de monter à mon tour dans la chaloupe. Je m'installais, observant l'horizon. Il m'arrivait souvent de le regarder, assise sur la plage. Je regardais cette étendue d'eau qui finissait par se confondre avec le bleu du ciel. Même s'il faisait nuit et que nous ne pouvions pas le voir, je l'imaginais parfaitement. Mais je sortis très vite de ma rêverie. Nous étions déjà arrivés. Je montais la première à l'échelle et arrivais sur le pont du navire. Et je ne vis pas grand chose. Et Jack s'en rendit vite compte car il se précipitait pour allumer les lumières. Je regardais autour de moi tout en l'écoutant. « C'est peut être le plus rapide mais... Ce navire est incroyablement petit. » C'était vrai, on était loin du navire royal d'Eric. Néanmoins, pouvais réellement faire une comparaison ? Il n'y avait rien de comparable entre ces deux navires. « Mais vous avez raison. Il est impressionnant. Je n'avais jamais vu un tel navire avant. » Ce navire dégageait quelque chose que je n'avais jamais vu. Comme s'il pouvait posséder une âme. Je n'arrivais pas à expliquer pourquoi. Peut être étais-ce du à toutes les paroles de Jack. Il aimait tellement son navire que je pouvais presque comprendre pourquoi en le voyant maintenant.

Je reportais mon attention sur le pirate. Il regardait quelque chose que je ne connaissais pas et il finit même par me le tendre. Un compas ? Je pris l’objet entre mes mains et, avant même que je ne lui demande ce que c'était, il m'expliqua ce que c'était. Je regardais l'aiguille rouge et fronçais légèrement les sourcils. « Il doit être cassé. L'aiguille rouge tourne dans tous les sens. Mais vous le saviez non ? Vu que vous l'avez vous même regarder. Mais, pourquoi m'avoir prêté un objet cassé ? » Après tout, ne l'avait-il pas regardé quelques secondes auparavant avant de me le tendre ? Alors, pourquoi ? Qu'est ce qu'il avait de si particulier ce compas ?

CODE BY MAY


Part of your world.
I wanna be where the people are. I wanna see, wanna see'em dancin'. Walkin' around on those. What do you call them ? Oh feet. Flippin' your fins you don't get to far. Legs are required for jumpin', dancin', strollin' along down the... What's that word again ? Street... Up where they walk, Up where they run Up where they stay all day in the sun. Wanderin' free, wish I could be part of the world.  
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Eternel indécis

Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 139
Poussière de fée : 755


MessageSujet: Re: Drink up, me hearties, yo ho. † Ariel. Sam 3 Juin - 1:51


Drink up, me hearties, yo ho.
Ariel & Jack.


Petit ? Elle avait osé dire que le Black Pearl était petit ? Bien qu’elle avait ajouté qu’il était également impressionnant, ça n’effaçait pas le fait qu’elle avait décrit le Black Pearl comme petit. Une pulsion meurtrière poussa Jack à la pousser par dessus bord. Pulsion qu’il freina seulement parce qu’il n’avait pas envie de se jeter à l’eau pour la sauver. Sur le moment, il ne se fit pas la réflexion qu’une sirène savait nager. Le rhum lui avait sans doute fait oublié ce détail. « Trésor, quand on a navigué que dans des cargos à peine assez digne pour que je pose mes yeux dessus, on ne dit pas du Black Pearl qu’il est petit. Mon Pearl est le navire parfait. Ni trop grand, ni trop petit. Je suis sûr que ce que tu connais ne vaut même pas une vulgaire épave à côté de mon Black Pearl. Maintenant que nous sommes d’accord là dessus, trésor, ne redis plus jamais que mon navire est petit. Tu risquerais de subir le supplice de la planche… » Se doutant qu’Ariel ne saurait pas ce qu’était le supplice de la planche, Jack fit exprès de rester mystérieux et d’utiliser un ton inquiétant pour rendre la chose pire qu’elle ne l’était.

Il ne s’attendait pas à ce que le compas donne un cap intéressant, mais il espérait qu’au moins, il lui donnerait un cap. Jack aurait seulement aimé avoir un lieu de départ pour une nouvelle aventure aussi folle qu’improbable. Le pirate regarda avec une profonde tristesse l’aiguille rouge tourner dans tous les sens avant de refermer le compas et de le récupérer des mains d’Ariel. « Je ne t’ai jamais dit qu’il ne l’était pas. Mon compas est unique. Ce qu’il indique, ce n’est pas le nord, mais la chose que l’on désire le plus. » Il s’éloigna pour s’appuyer contre l’une des rambardes du navire et observer l’océan. Il ouvra de nouveau son compas, et le résultat fut encore et toujours le même. « Vois-tu, ce compas m’accompagne depuis maintenant des années. Il ne sert pas à trouver le nord, mais quand on peut avoir le monde entiers, qui se soucie réellement du nord, n’est-ce pas ? » Question rhétorique, il n’attendait aucune réponse. Il reprit. « Avec lui, j’ai trouvé des trésors inestimables, et impensables. Seulement, depuis que je suis ici, l’aiguille n’indique rien. J’espérai que tu saurais un peu plus que moi ce que tu désires. » Il soupira.

Les mers et océans étaient magnifiques la nuit. Les étoiles se reflétaient dans l’eau, et le Black Pearl semblait naviguer sur une mer d’étoile. Il aimait ce moment de la journée où même les lois de l’univers se pliait devant son navire. Dans ces moments là, Jack avait l’impression d’être aussi libre qu’un oiseau, et bien plus encore. S’il le désirait, le pirate pourrait même rejoindre les étoiles. Il se tourna vers Ariel, un sourire désolé sur les lèvres. « Mon navire est le meilleur qui vogue par delà les mers et les océans. J’aurai aimé que tu puisses comprendre à quel point un navire peut être quelque chose de fantastique quand on veut réellement être libre, mais sans cap, je ne peux aller nul part. Sauf si tu as une destination, le navire restera à quai ce soir. C’est dommage. Ce navire peut aller n’importe où. Même là où les limites du réel s’arrête. » Il soupira. Ariel ne comprendrait certainement que la moitié de ce qu’il avait dit, et ça l’agaçait d’avance de devoir lui expliquer sa vision de la liberté. Avec le Black Pearl, il avait vogué sur des mers inconnues de tous, et dans des endroits insoupçonnés. Comment expliquer ça à une sirène qui ignorait ce qu’est un singe ?
© BLACK PUMPKIN


SPARROW
© FRIMELDA
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Mi-Femme, Mi-Sardine

Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 117
Poussière de fée : 923


MessageSujet: Re: Drink up, me hearties, yo ho. † Ariel. Sam 3 Juin - 2:28



     

Jack
&
Ariel
Drink up, me hearties, yo ho.
S'il y avait bien une chose à retenir, c'était qu'il ne fallait jamais dire à un pirate son avis sur un navire. Surtout quand il le chéri comme Jack avec son Black Pearl. Encore une fois, j'avais fait une belle erreur et je crois que la prochaine pourrait signer mon arrêt de mort. Alors, autant faire profil bas à partir de maintenant. Si son navire était parfait pour lui, c'était l'essentiel. Il n'avait pas à écouter tout ce que je pouvais lui dire sur le Pearl. Cependant, j'aurais peut être du garder cette remarque pour moi-même surtout avec tous les dires et les belles paroles de Jack sur son navire lorsque nous étions en chemin. Il était réellement passionné et ça se voyait. À croire que rien au monde ne pourrait détrôner le Black Pearl à ses yeux. Les humains étaient vraiment des êtres fascinants. Et également, un peu étranges et effrayants. Je me demandais ce que Jack entendait par le supplice de la planche, mais je préférais ne pas poser la question. Je me demandais juste s'il exagérait un peu les choses ou si j'avais de réelles raisons de m'en faire. Les humains étaient vraiment des êtres étranges. Ou alors, est-ce que cela concernait seulement les pirates ? J'en doutais.

Mais le compas de Jack était, lui aussi, très étrange. J'avais toujours été fascinée par les objets du monde des hommes. Je n'en connaissais pas l'utilité et j'avais toujours le besoin d'en apprendre un peu plus. Mais ce compas était loin d'indiqué ce que Jack avait bien pu m'expliquer. Il avait même fini par refermer le compas avant de le récupérer. Ce que l'on désire le plus au monde ? Je ne savais pas réellement ce que je voulais maintenant que j'étais là. Ce monde était juste un étrange mystère et je ne savais pas ce que je pouvais désirer de plus. Et je ne fis que regarder Jack, attendant qu'il m'en dise plus. J'étais désolée pour lui. J'aurais voulu lui donner un cap mais faudrait-il que je sache ce que je veux. Et, vraisemblablement, lui aussi ne savait pas ce qu'il désirait. Alors, nous étions là, tous les deux sur ce navire et sans réel objectif. C'était presque malheureux vu comme ça.

J'avais fini par soupirer à mon tour après l'avoir écouté parler. Je n'avais ni de destination précise, ni même une envie particulière de partir quelque part. Je ne savais pas où aller, ni même ce que je voulais. C'était presque désolant. Je vins m'appuyer sur la rambarde, me mettant juste à côté du pirate. « Depuis que je suis arrivée ici, j'ai l'impression d'avoir tout ce que je voulais. J'ai l'impression de trouver une certaine liberté mais... Je ne sais pas. C'est comme s'il manquait quelque chose. Je ne sais pas quoi. Je ne sais pas ce que je veux, ni ce que je désire en ce moment même. J'ai voulu partir et je suis partie. Et maintenant ? Qu'est ce que j'attends ? L'amour ? Non. Je ne suis pas encore prête pour aimer à nouveau. Je ne sais même pas ce que c'est d'aimer véritablement quelqu'un. » Je regardais l'étendu d'eau qui se trouvait face à moi. Je ne savais même pas ce qui allait m'arriver ni ce que je voulais pas la suite. « Maintenant que mon histoire est entre mes mains, je ne sais plus quoi faire. Tout était si simple avant, l'histoire se terminait et recommençait. C'est si différent aujourd'hui. Je ne sais même pas ce qui m'attend. C'est comme un plongeons vers l'inconnu. S'en remettre à lui et voir ce que donnera demain. Dit comme ça. Ce pourrait être légèrement effrayant. »

Je n'arrivais pas à détacher mon regard de l'eau. Depuis combien de temps avais-je quitter le monde sous-marin maintenant ? J'avais tout laissé derrière moi pour partir à l'aventure. Étais-je entrain de regretter mes choix ? Non. Je ne regretterais jamais d'être partie aussi loin. « Peut être qu'un jour j'aurais l'occasion de voir le Black Pearl naviguer. » C'est alors qu'une idée me traversa l'esprit. Plus je regardais l'étendue d'eau, plus je me demandais si quelqu'un ne l'avait pas explorer avant d'arriver à Auradon. Si c'était le cas, une carte devait certainement exister et, dans ce cas, peut être qu'au loin, il y aurait une île qui renfermerait quelques secrets encore à découvrir. Je reportais mon attention sur Jack. « J'ai une idée. Peut être que quelqu'un a déjà exploré ces eaux. Où, peut être qu'il existe une carte, quelque part, qui indique une île ou quelque chose à découvrir. J'ai une amie qui travaille à la bibliothèque, peut être qu'elle peut me trouver ça quelque part. Et vous auriez enfin votre cap. » C'était une idée comme une autre. Mais, c'était probable. Alors, peut être qu'une nouvelle aventure allait commencé. C'était encore à découvrir.

CODE BY MAY


Part of your world.
I wanna be where the people are. I wanna see, wanna see'em dancin'. Walkin' around on those. What do you call them ? Oh feet. Flippin' your fins you don't get to far. Legs are required for jumpin', dancin', strollin' along down the... What's that word again ? Street... Up where they walk, Up where they run Up where they stay all day in the sun. Wanderin' free, wish I could be part of the world.  
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Eternel indécis

Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 139
Poussière de fée : 755


MessageSujet: Re: Drink up, me hearties, yo ho. † Ariel. Sam 3 Juin - 3:36


Drink up, me hearties, yo ho.
Ariel & Jack.


Malgré qu’elle pouvait être agaçante à poser des questions, et critiquer des choses dont elle ignorait tout, Jack commençait à trouver Ariel assez attachante. Ou était-ce seulement l’effet du rhum ? Elle semblait si naïve qu’il aurait pu abuser de sa confiance comme il l’avait fait tant de fois avec tant d’autres personnes, et pourtant, il n’en avait pas l’envie. Au contraire, il avait envie d’être honnête, pour une fois, et de ne pas passer par toutes ses supercheries. « Ne pas savoir ce qu’on veut n’est pas une mauvaise chose. Parfois, il faut ne pas savoir ce qu’on veut pour découvrir ce qu’on voulait vraiment. On peut croire vouloir quelque chose mais veut-on vraiment cette chose que l’on croit vouloir ? Et puis on peut croire avoir tout ce qu’on peut vouloir en ignorant totalement que l’on n’a pas ce qu’on veut vraiment. Quand tu es arrivée ici, tu voulais fuir un mari et une vie de princesse, donc tu croyais que tu avais enfin la liberté que tu désirais mais peut-être que la liberté que tu veux ne se trouve pas où tu crois vouloir la trouver ? » Il regarda l’ancienne princesse avec l’air le plus sérieux qu’il puisse avoir, sans réaliser à quel point il avait pu la perdre dans son discours.

Sans lui laisser réellement le temps de répondre, parce qu’il n’avait pas envie de répondre à une autre question, Jack reprit. « Je pense qu’avant de chercher à comprendre si tu veux aimer ou si tu es prête à aimer, tu devrais déjà savoir qui tu es. Tu m’as l’air d’être perdue. Tout à l’heure, tu paraissais forte, indépendant, et loin de toutes ses choses. Maintenant, tu m’as l’air fragile et effrayée. » Il se tourna vers l’océan et scruta l’horizon. Il se trompait peut-être sur la demoiselle, mais son instinct lui disait qu’il ne fallait pas être mauvais avec elle. C’est sans doute pour ça qui ne lui a pas fait croire qu’il avait toutes les réponses, et qu’il pourrait lui donner tous les trésors du monde. Enfin, s’il l’avait vraiment voulu, Jack n’aurait pas eu énormément de mal à trouver tous les trésors à lui offrir, mais à quoi ça rimerait ? S’il devait avoir tous les trésors du monde, il les garderait pour lui, pas pour une demoiselle. Le fait d’offrir des cadeaux était réellement quelque chose de très abstrait pour Jack. Le concept lui échappait totalement. « Ne te soucis plus de toutes ses choses. Penses plutôt à toi, et ce que tu veux vraiment pour toi. Pas pour Eric, pas pour un autre prince charmant, mais pour toi. Suis mon exemple, trésor, soit égoïste. »

Le regard de Jack s’illumina d’un coup. Prit d’une soudaine excitation à l’idée d’avoir un but. Pourtant, il n’était pas forcément très intéressé par les cartes de la région. Ce qui l’intéressait, lui, c’était de découvrir ce monde de ses propres yeux. De plus, personnes n’avait déjà cartographié la région comme un pirate l’aurait fait. Il aurait peut-être la localisation exacte des choses, mais pas celles des plus grands trésors. D’ailleurs, il avait déjà trouvé une petite faille à exploiter. « Ca pourrait être un début, pour se repérer ici, et être sûr de connaitre tous les récifs. Seulement, je doute que tu trouves une carte au trésor. Cette ville est incroyablement récente. S’il y a des trésors ici, ils doivent être perdu et n’attendre qu’une seule chose : Qu’on les retrouve. Puis… Pour te dire, j’ai trouvé un but, récemment. Il y a une petite faille, ici. Elle permet de voyager dans des lieux totalement inconnus. Une fois, j’ai même atterrit dans un endroit étrange avec un château au bord de la mer. Quelle idée de construire un château près de la mer ! » Il regarda la jeune femme avec cette lueur de curiosité qu’il avait souvent dans les yeux. Cette idée lui plaisait énormément. Découvrir des mondes inconnus, quoi de plus existant pour un homme qui a déjà découvert les plus grands trésors du sien ?
© BLACK PUMPKIN


SPARROW
© FRIMELDA
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Mi-Femme, Mi-Sardine

Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 117
Poussière de fée : 923


MessageSujet: Re: Drink up, me hearties, yo ho. † Ariel. Sam 3 Juin - 4:36



     

Jack
&
Ariel
Drink up, me hearties, yo ho.
Jack avait certainement raison. Même si ces paroles étaient légèrement confuses et dénuées de sens, quelque chose me disait qu'il avait peut être raison sur certains points. J'étais légèrement perdue et beaucoup moins sure de moi. J'avais voulu partir, mais avais-je fait le bon choix ? Qu'est ce que je voulais réellement ? Peut être que je le saurais avec le temps. Peut être, qu'avec un peu de chance, j'arriverai à trouver cette chose qui me manque tant. C'était comme un vide et j'avais l'espoir qu'un jour j'arriverai à le combler. Qu'est ce je cherchais réellement en venant ici ? Quelle liberté je cherchais exactement ? Jack avait, peut être et encore une fois, raison. J'avais fui une vie dont je ne voulais plus et je ne savais pas si Auradon pourrait répondre à mes attentes. Était-ce réellement cette liberté que je désirais ? Je n'en savais rien. Peut être que la réponse se trouvait à l'horizon. Après tout, non seulement ces histoires sur les pirates m'avaient passionné, mais j'avais, depuis mon arrivé, regardé le large, me demandant je pouvais partir encore plus loin. Mais pour savoir ce que je voulais, il fallait que j'apprenne à me connaître. Il fallait que je trouve ma place dans ce nouveau monde. Ce n'était peut être pas joué d'avance, mais peut être que je finirais par trouver. Ce n'était qu'une question de temps.

« À vrai dire, toutes vos histoires et vos aventures me font réfléchir. Je vous l'ai dit au Blue, vos histoires me donnent envie de partir encore plus loin. Mais encore une fois, est ce que c'est réellement ce que je veux... Je pourrais partir une nouvelle fois, mais pour aller où ? » Je me prenais la tête pour pas grand chose. Pourquoi je n'arrivais pas à vivre au jour le jour comme je l'avais fait depuis mon arrivé ? Qu'est-ce qui avait changé depuis que je parlais avec Jack ? Est ce que je voulais qu'il m'emmène avec lui ? Ça pourrait être ça. Peut importe le fait qu'une femme porte malheur ou non sur un navire, j'en avais envie. Je voulais voir d'autres lieux, des choses qui m'étaient encore inconnus et revenir à Auradon, dans cet appartement face à la mer avec le sentiment d'avoir enfin tout découvert. Vivre une vie paisible et, pourquoi pas, trouver l'amour à ce moment-là. Mais si ce dernier était bien plus complexe que ça ? Qu'est ce que j'attendais réellement là maintenant ? « Être égoïste ? » Ces mots me surprirent légèrement. N'avais-je pas été égoïste en abandonnant les miens pour vivre ma vie. N'avais-je pas été égoïste en empêchant à ma fille de voir le jour et de pouvoir recommencer avec elle. Peut être que je n'étais pas assez égoïste, voilà tout. « Et comment devient-on égoïste ? » Il fallait le dire, la curiosité est un vilain défaut.

Et je n'avais pas pu m'empêcher de lui parler de cette éventualité de carte. De découvrir ce qu'il y avait au-delà de cet horizon. Mais le pirate me ramena vite à la réalité. Il avait encore raison. Je ne pourrais trouver une carte. Cependant, son but m'interpella. Son navire avait la possibilité de voyager entre les différents univers. Il avait gagné toute mon attention. J'avais envie d'en savoir plus. Je voulais partir et voir ce qui se trouvait dans ces autres mondes. Néanmoins, je finis par détourner le regard quand il parla de ce château au bord de la mer. « Il se pourrait bien que vous soyez aller dans mon monde alors. Je vivais dans un château au bord de la mer. » C'était comme un lointain souvenir. Un sentiment étrange. Comme si quelque chose venait de s'éteindre. Ce n'était plus chez moi. Je n'avais plus le sentiment de pouvoir appeler cet endroit maison. Au moins, dans tout ça, j'étais sure d'une chose, que je ne retournerais pas là-bas.

CODE BY MAY


Part of your world.
I wanna be where the people are. I wanna see, wanna see'em dancin'. Walkin' around on those. What do you call them ? Oh feet. Flippin' your fins you don't get to far. Legs are required for jumpin', dancin', strollin' along down the... What's that word again ? Street... Up where they walk, Up where they run Up where they stay all day in the sun. Wanderin' free, wish I could be part of the world.  
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Eternel indécis

Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 139
Poussière de fée : 755


MessageSujet: Re: Drink up, me hearties, yo ho. † Ariel. Sam 3 Juin - 5:16


Drink up, me hearties, yo ho.
Ariel & Jack.


Jack fut réellement surprit de la question de la demoiselle. Il n’y a pas de mode d’emploi pour être égoïste, il suffit seulement de l’être. Aucun doute la dessus, Ariel était bien une princesse avec l’éducation comme il faut du à son rang. Il regarda la sirène dans les yeux un moment sans prononcer un mot. Il réfléchissait à ce qu’il pourrait dire. « Et bien… » Il cherchait une façon de dire les choses simplement, sans faire de détour. Cette fois, Ariel avait réussi à le faire taire. « C’est difficile d’expliquer ce que c’est d’être égoïste et comment on le devient. Je crois qu’il faut juste se lancer, à un moment, et arrêter de se poser des questions. Ne penser qu’à soit, personne d’autre. Juste à soi. Par exemple, quand tu disais que tu voulais partir. C’est égoïste. Il y a des gens à qui tu manquerais ici. Tu pourrais aussi te mettre devant moi et exiger que je t’emmène en voyage la prochaine fois que je pars. Bien sûr, à mon tour, je pourrai simplement te dire non. Tu comprends l’idée ? » Il regarda la demoiselle. Cette fois, il avait réellement pas trouvé les mots qu’il faut, mais c’était devenu incroyablement difficile de trouver quoi dire et comment le dire quand Ariel posait des questions aussi personnelles. La notion d’égoïsme et la volonté de la suivre était propre à chacun.

Un petit sourire se dessina sur les lèvres de Jack. Il avait donc déjà vu à quoi ressemblait le château de la sirène. Il se souvenait encore des murs blancs, des coquillages et des vagues qui frappaient les murs du château. Une bâtisse incroyable mais qui paraissait si fragile quand on sait que l’eau finit par abimer les fondations. « Mademoiselle vivait dans le grand luxe ! Rien avoir avec l’endroit où j’ai vécu. Je comprends pourquoi vous êtes partit. La vie de château, ça fait rêver, mais une fois qu’on y est, on doit se sentir bien seul, n’est-ce pas ? Est-ce qu’au moins vous aviez accès à l’Océan qui était pourtant juste à côté du château ? » Peut-être qu’Ariel n’avait jamais réellement connu la véritable liberté. Lui qui avait déjà été emprisonné, il savait à quel point être privé de la liberté pouvait être difficile quand on y avait déjà goûté. Elle était un peu comme une addiction, peu importe à quel point Jack voulait l’oublier, et à quel point il était prêt à la refuser, elle ne faisait que de le tourmenter jusqu’à ce qu’il y goute à nouveau. Vraiment rien n’était plus beau que d’être totalement libre.

La sirène était touchante. Jack ressentit une vague de tristesse en pensant à tous ce qu’elle avait raté en ne pouvait profiter de sa liberté. « C’est triste. J’ai l’impression que tu ne sais même pas ce que le mot liberté signifie vraiment. Peut-être que c’est pour ça que tu n’arrives pas à être égoïste. Je ne pense pas que fuir un mariage et ses responsabilités soient vraiment un moyen d’être libre. Après tous, Eric peut bien te retrouver ici. J’aimerai t’offrir la chance de pouvoir connaitre la véritable liberté, mais je ne suis pas sûr que ça soit en mon pouvoir. » Il ressentait de la compassion, ce qui était assez rare, mais le rhum n’était pas étranger à ça. Jack aurait véritablement aimé pouvoir aider la demoiselle.
© BLACK PUMPKIN


SPARROW
© FRIMELDA
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Mi-Femme, Mi-Sardine

Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 117
Poussière de fée : 923


MessageSujet: Re: Drink up, me hearties, yo ho. † Ariel. Dim 11 Juin - 3:51



     

Jack
&
Ariel
Drink up, me hearties, yo ho.
Mon monde me semblait bien loin à présent. J'avais l'impression que mon passé était loin derrière moi. Mais de quoi voulais-je parler lorsqu'il était question de mon monde ? Parlais-je d'Atlantica ou du château d'Eric ? Ces deux endroits, j'avais pu les appeler maison. Ce n'était plus le cas aujourd'hui. J'avais dit au revoir à ces deux mondes. J'avais dit au revoir à tout ce que je connaissais pour me lancer dans l'inconnu. Mais avais-je un endroit, ici, que je pouvais réellement appeler maison ? C'est vrai que j'avais un logement, un travail, quelques amis, mais avais-je une réelle attache ? Est-ce que quelqu'un pourrait me faire rester, sans que je ne m'enfuis une nouvelle fois vers un ailleurs ? C'était comme si je continuais de fuir afin de trouver ma place. C'était comme si je cherchais un endroit où je pourrais rester éternellement, un endroit où j'aurais enfin ma place. J'avais pensé l'avoir trouver une fois, mais je m'étais trompée. J'avais peut être, même sûrement, été aveuglée par mon amour de jeunesse qui avait, par ailleurs, fini par m'enfermer, qui avait fini par me priver de ma vie. J'avais fini par fuir, comme j'avais fuit Atlantica. J'étais partie sans prévenir, sans me retourner. Et je ne regrettais rien.

« Et si, justement, je devais arrêter d'être égoïste. » J'avais toujours fuit pour mon propre bonheur. J'avais toujours fuit pour moi-même, pour découvrir de nouveau monde sans penser aux conséquences que cela aurait sur les autres. J'avais troqué ma voix contre des jambes afin de me rendre dans le monde des humains et rencontrer le prince. Et j'avais fait du mal à mes proches, à ma propre famille. J'étais partie après une dispute avec mon père, et je l'avais laissé dans sa tristesse. Et, lorsqu'il me redonna mes jambes pour retrouver Eric, j'avais déjà décidé de ce que j'allais faire. J'aurais pu fuir à ce moment-là. J'aurais pu avouer à mon père que je désirais découvrir le monde, ne pas être avec le prince, et partir sans revivre éternellement cette vie qui ne me plaisait plus. Non. J'avais laissé les événements ce faire. J'étais sortie de l'eau, et avait laissé Eric m'embrasser avant de m'enfuir avant le mariage. Je l'avais laissé m'embrasser tout en sachant ce que j'allais faire, avant de partir loin de lui. Alors, peut être que je devais simplement arrêter d'être égoïste. Peut être que je cherchais un endroit où je me sentirais enfin à ma place, avec quelqu'un qui me ferait rester, que j'arrêterais de fuir.

La remarque de Jack sur le château d'Eric me fit sourire. Il se trompait, c'était loin d'être le grand luxe, surtout lorsque l'on connaissait la situation juste après la naissance de Mélodie. « Il y avait un escalier qui menait directement à la plage et à l'océan. Mais, en plus du sentiment d'être enfermée avec des règles de conduites à respecter, imaginez un grand mur entourant le château et le séparant de la mer. Si j'étais restée, ces murs auraient été construits et le château n'aurait actuellement aucun accès à l'océan. C'est loin d'être le grand luxe quand il n'y a plus de liberté. C'était plus une prison luxueuse qu'un véritable lieu de vie. » Il n'y avait rien à dire d'autre sur la situation. Il n'y avait rien à dire de plus sur cet endroit où je m'étais sentie enfermée. Si j'étais restée, je n'aurais pas eu cette vue actuelle sur l'océan, sur cette étendue d'eau qui s'étalait à perte de vue.

Jack avait raison, je ne savais pas ce qu'était la liberté. Je ne l'avais jamais réellement trouvé. Mon père avait voulu nous enfermer, mes sœurs et moi, ne voulant pas que l'on découvre le monde des hommes. Et, lorsque j'avais fini avec Eric, lorsque je m'étais trouvée dans ce monde qui m'avait été interdit, je me retrouvais, une nouvelle fois, enfermée dans un château. « Je pense que vos histoires en disent beaucoup sur la véritable liberté. Et, rien que le fait de posséder un navire, pouvoir lever l'ancre et partir où l'on souhaite, ça donne un léger aperçu de ce que ça peut être. Même si, je l'avoue, je préférerai le vivre et voir tout ça de moi-même. » J'aurais voulu partir encore plus loin. Peut être qu'Auradon n'était toujours pas un endroit pour moi actuellement. Ou, peut-être, je n'avais pas encore laissé sa chance à cette nouvelle ville, que j'étais tellement pressée de vivre et de découvrir la liberté que j'étais prête à n'importe quoi, quitte à accélérer les choses. Mais il fallait encore que je sache ce que je voulais réellement, ce que je souhaitais avant de partir encore une fois. Il fallait réellement que j'arrête d'être égoïste.

CODE BY MAY


Part of your world.
I wanna be where the people are. I wanna see, wanna see'em dancin'. Walkin' around on those. What do you call them ? Oh feet. Flippin' your fins you don't get to far. Legs are required for jumpin', dancin', strollin' along down the... What's that word again ? Street... Up where they walk, Up where they run Up where they stay all day in the sun. Wanderin' free, wish I could be part of the world.  
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Eternel indécis

Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 139
Poussière de fée : 755


MessageSujet: Re: Drink up, me hearties, yo ho. † Ariel. Lun 12 Juin - 1:06


Drink up, me hearties, yo ho.
Ariel & Jack.


A l’évidence, Jack ne pouvait aider Ariel. Il n’avait pas la prétention de prétendues mieux savoir qu’elle qui elle pouvait être, et elle avait besoin de le découvrir pour être libre. Cependant, le discours d’Ariel quant à l’égoïsme le laissa perplexe. En essayant de ne plus être égoïste, et de penser aux autres, Sparrow avait fini par se faire des amis. Des amis qui ont tous essayé de le tuer au moins une fois, et l’une d’entre eux à même réussi. Autant dire qu’il ne pouvait pas comprendre comment quelqu’un pouvait vouloir à ce point ne pas être égoïste. A croire que d’un univers à l’autre, la conception même des choses pouvaient diverger. Il soupira.  Pour le pirate, il n’y avait rien à gagner à faire confiance aux autres et à se sacrifier corps et âme pour eux. Il n’avait fait que perdre en le faisant. « Si j’étais resté dans mon histoire, l’un de mes anciens amis serait mort. Il serait mort alors qu’il venait tout juste de rencontrer sa fille, dans l’espoir de la sauver. Est-ce vraiment égoïste d’avoir voulu fuir ça ? On me dit souvent que je suis égoïste, mais qu’est-ce qui est le plus égoïste, dis moi. A la fin de l’histoire, j’avais tous ce que j’avais toujours voulu. Mon navire, mon équipage, et l’horizon à parcourir. Est-ce que ça n’aurait pas été plus égoïste d’attendre une suite à cette histoire en voyant encore et encore un ami mourir ? Pourtant, la fuite est quelque chose d’égoïste, n’est-ce pas ? Je pense que tu devrais reconsidérer ce qui est réellement égoïste. Parfois, fuir est la meilleure solution pour éviter aux autres de souffrir. Ce n’est peut-être pas un acte de bravoure, ou de courage, mais parfois, il vaut mieux se sacrifier en partant que de continuer à attirer des ennuis aux autres. Enfin, penses ce que tu veux. Ca m’est égale. Ca fait longtemps que j’ai cessé de m’intéresser à ce que les gens pensent de moi. »


Il s’accouda à la rambarde du navire, fixant l’horizon. Cette histoire était seulement triste, rien de plus. Ariel n’était pas quelqu’un de mauvais, juste une jeune femme qui n’avait définitivement pas eu le temps de vivre assez pour découvrir qui elle est, ce qu’elle veut, et la réalité de ce monde. Rien que le récit qu’elle faisait de son magnifique palais lui laissait entendre qu’Ariel ne connaissait absolument rien en dehors de la vie qu’elle avait mené jusque là. Quelques années dans l’eau, quelques années dans un château, comment pouvait-elle savoir qui elle est dans ses conditions ? La sirène était attachante, et le pirate ne pouvait s’empêcher de compatir, lui qui avait tant couru après la liberté, il savait la souffrance qu’est de ne pas réussir à l’atteindre. Il la regarda avec compassion quelques secondes avant de retrouver son air habituellement détaché. « Et bien, trésor, j’aurai aimé connaitre des prisons luxueuses. J’en ai connu plus d’une au cours de ma vie, une fois, j’ai même failli perdre la tête, mais jamais je n’en ai vu d’aussi belle que la tienne. A choisir, je préfère beaucoup ta prison doré que celles dans lesquelles j’ai été enfermé. Je crois que même un chien ne voudrait pas dormir dans les cellules de la Compagnie des Indes. Enfin, saches, princesse, que quand on le veut vraiment, on peut s’échapper de toutes les prisons, même avec la tête piégée dans une guillotine. Ne me demandes pas ce que c’est, tu ferais des cauchemars trésor. C’est pas fait pour une petit princesse c’est choses là. Il faut avoir le coeur bien accroché pour demander à un pirate l’a façon dont on exécute ses semblables. J’en connais plus d’un qui vendraient leurs âmes pour avoir ta prison luxueuse…  » Il sourit avec son petit air supérieur qu’il aimait tant prendre. Bien sûr, il ne voulait pas faire d’Ariel son ennemie, mais lui dire qu’il compatissait, c’était tissé un lien. Il était hors de question pour Jack de créer des liens.

Machinalement, il reprit son compas dans la main, et l’ouvrit. Comme le capitaine du Black Pearl s’y attendait, celui-ci se contenta de tourner en rond. Jack tourna la tête vers Ariel. « Mes histoires ? Pourtant, je t’ai raconté comment la liberté était précieuse et à quel point il était facile de la perdre. Les mers et les océans sont remplit de malédiction, mais je ne pense pas que je te l’apprends. Avoir un navire, certes, c’est être libre, mais il y a un prix à payer pour cette liberté. Pour William, ce fut de ne plus pouvoir remettre pieds à terre qu’une fois tous les dix ans pendant une journée. Pour Hector, ce fut de perdre sa fille à l’instant même où il l’a retrouvé. Pour moi, c’est l’éternel solitude. Pour être libre, je n’ai rien d’autre que mon Black Pearl, mon tricorne et mon compas. Alors certes, je connais la liberté, mais pour l’avoir trahit une fois en m’ouvrant aux autres, je l’ai payé de ma vie. Médites bien, trésor, tout à un prix. Tu pourrais prendre la mer, et être libre, mais serais-tu prête à en payer le prix ? » Cette fois, il était sérieux. S’il ne pouvait pas aider Ariel, au moins, il pouvait lui donner ce dernier conseil. La liberté est pire encore que la magie. Elle donne autant qu’elle reprend. Il posa les yeux sur son compas, toujours occuper à faire le tour du cadran. « Voudrais-tu réessayer de voir ce que tu veux le plus au monde, maintenant que tu sais tous ça ? »  
© BLACK PUMPKIN


SPARROW
© FRIMELDA
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Mi-Femme, Mi-Sardine

Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 117
Poussière de fée : 923


MessageSujet: Re: Drink up, me hearties, yo ho. † Ariel. Lun 12 Juin - 2:46



     

Jack
&
Ariel
Drink up, me hearties, yo ho.
La liberté. C'était un joli mot mais, malheureusement, sa signification m'était complètement inconnue. Je pouvais espérer des dizaines de choses, je pouvais imaginer ce que je voulais, ce n'était pas vivre de cette liberté. Peu importe à quel point je voulais l'obtenir, il m'était plus facile de l'imaginer. Mais, la liberté, était-ce réellement fuir ? Peu importe à quel point je pouvais courir pour fuir mon destin, pour vivre une autre vie et découvrir de nouveaux mondes, j'avais l'impression d'être toujours une prisonnière. J'étais prisonnière de mon avenir. Je cherchais absolument à avoir la main-mise dessus, mais il fallait que je me rende à l'évidence, ce n'était pas aussi facile que ça en avait l'air. Peut être que je devais apprendre à me connaître d'avantage pour pourvoir savoir ce que je voulais réellement, comment je voulais vivre ma vie. C'était peut être ça. Je ne me connaissais pas assez. Je pouvais me montrer sure de moi quand il le fallait mais, parfois, je faisais tomber mes barrières et je dévoilais tous mes doutes. D'ailleurs, ne les laissais-je pas tomber un peu trop facilement maintenant ? En ce moment même, je me confiais à un inconnu. Enfin, je lui devais bien ça. Lui aussi avait pris la peine de me raconter quelques épisodes de sa vie, certaines de ces aventures. Bien que je doute de la véracité de certaines, comme avec les tortues de mer. D'ailleurs, quel genre de personnes avait bien pu croire cette histoire pour qu'il la raconte encore ?

« La fuite est la meilleure solution pour éviter aux autres de souffrir vous dites ? Je n'ai réussi qu'à faire du mal aux autres en m'enfuyant. La première fois, j'ai fait du mal à ma famille et, peut être que cette fois, j'ai fait du mal à Eric. » D'ailleurs, souffrait-il de la situation actuellement ? Qu'est ce que je ferais s'il essayait de me retrouver par tous les moyens, s'il me suppliait de rentrer avec lui ? Je n'aurais pas la force de le suivre. Je n'aurais pas la force de retourner là d'où je venais et de revivre une nouvelle fois toute cette histoire, la voir se finir pour recommencer encore et encore. J'avais besoin d'autre chose. « Peut être que j'attends juste quelqu'un qui me rendra moins égoïste. Qui pourra me laisser vivre, qui ne cherchera pas à m'enfermer avec des règles et des coutumes à respecter et qui me fera rester. Enfin, ça, seul l'avenir pourra me le dire. » Et je me demandais ce que l'avenir me réservais. Je m'étais lancée dans l'inconnu et je ne voulais pas faire marche arrière. Il était trop tard pour ça maintenant. J'avais déjà pensé à partir depuis bien longtemps, cherchant le moment idéal pour m'enfuir. J'avais tout prévu et j'avais attendu le moment précis pour partir.

Ma prison était peut être luxueuse, mais j'aurais sincèrement préféré l'éviter. J'aurais préféré vivre ma vie que de vivre enfermée dans un château, que ce sois sous l'eau ou sur terre. « Vous auriez peut être aimé connaître ma prison, mais j'aurais aimé connaître votre liberté. Je crois que, peu importe les prisons que vous avez connu, je crois que, j'aurais tout donné pour vivre la moitié de ce que vous avez vécu. » Je réussi, néanmoins, à ne pas parler de ces exécutions. Peut être que je lui poserai la question un autre jour. Pour le moment, je ne voulais pas connaître ces prix dont il me parlait. Même si la liberté avait un prix, j'avais passée beaucoup trop de temps enfermée pour y renoncer aussi facilement. Néanmoins, je ne pouvais répondre à sa question. Serais-je réellement prête à courir tant de risques pour trouver cette liberté que j'avais tant rêvé ? Je n'en savais rien.

Je reportais mon attention sur le compas avant de rire légèrement. « Je pourrais, mais je ne crois pas que je sois bien plus avancée maintenant. À vrai dire, je me pose encore plus de questions pour savoir ce que je veux le plus au monde maintenant. Mais, dites-moi, vous êtes arrivé dans un nouveau monde. Vous avez exploré des lieux incroyables dans celui d'où vous venez, mais vous ne savez pas ce que vous voulez actuellement ? À votre place, je pense que je voudrais découvrir ce qu'il y a à au-delà de cet horizon, les nouveaux lieux à découvrir. Pourquoi pas, découvrir une île qui n'a jamais été explorée, et, si elle contient quelque chose d'important, lui donner mon nom et dire à tout le monde que c'est moi qui est découvert cette île et le trésor qu'elle renferme. » Peut être que je m'aventurais sur un terrain qui ne me regardais absolument pas. Mais je ne pouvais m'empêcher de me demander pourquoi Jack n'arrivait-il pas à savoir ce qu'il voulait dans ce nouveau monde. Il était partit du sien, et maintenant, qu'est ce qui l'attendait exactement ? Peut-être était-il aussi perdu que moi ?

CODE BY MAY


Part of your world.
I wanna be where the people are. I wanna see, wanna see'em dancin'. Walkin' around on those. What do you call them ? Oh feet. Flippin' your fins you don't get to far. Legs are required for jumpin', dancin', strollin' along down the... What's that word again ? Street... Up where they walk, Up where they run Up where they stay all day in the sun. Wanderin' free, wish I could be part of the world.  
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Eternel indécis

Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 139
Poussière de fée : 755


MessageSujet: Re: Drink up, me hearties, yo ho. † Ariel. Lun 12 Juin - 3:52


Drink up, me hearties, yo ho.
Ariel & Jack.


Si la liberté était un concept abstrait pour Ariel, l’idée d’avoir quelqu’un tel qu’elle décrivait était totalement impensable pour le pirate. Il ne pouvait imaginer qu’une personne pouvait rendre moins égoïste une autre. Ne serait-ce pas encore plus égoïste d’empêcher une personne d’être égoïste alors qu’on l’est soit même ? Enfin, si l’idée lui paraissait être totalement contre le principe de ne plus être égoïste, il n’en dit rien. Il préféra ne pas explorer ce sujet, bien trop personnel à son gout. Après tous, s’il connaissait Ariel depuis quelques temps maintenant, c’était la première fois qu’il lui parlait vraiment. Pouvait-il lui faire confiance aussi facilement ? Il n’ajouta rien non plus au sujet des prisons. Toutes ces choses, la princesses ne les connaissait pas, elle ne pouvait pas comprendre ce qu’était de vivre comme un pauvre mécréant quand on n’a jamais eu besoin de rien. Il comprenait la souffrance de la jeune femme, prisonnière d’un destin trop lourd pour elle, néanmoins, Jack restait persuadé qu’elle avait eu la chance d’être dans une prison d’or. La faim, la soif, la maladie, elle n’avait certainement jamais rien connu de tous ça. Enfin, du moins, pas pour elle. Peut-être avait-elle déjà croisé le chemin d’un pauvre malheureux, mais ce qui était sûr, ce qu’elle n’était pas  comme celui qui tuerait pour un repas.  

Il allait proposer à la jeune femme de s’assoir et de boire un verre de rhum quand elle refusa de prendre son compas, riant un peu, et qu’elle lui posa une question qu’il jugea légèrement trop personnelle. Il fronça les sourcils, ne sachant pas réellement comment réagir quand il entendit sa propre voix chuchoter dans son oreille droite. ‘Jacky, tu vas pas la laisser te poser ce genre de question. Elle est un peu trop curieuse, souviens-toi d’Elizabeth.’ Il hocha la tête, approuvant le mini Jack sur son épaule. ‘En même temps, ce serait déplacé de la rejeter alors toi-même tu as parlé avec elle de ce genre de chose.’ Cette fois, c’était dans son oreille gauche que la petite voix lui murmura. « Il a pas tord. » Jack fronça un peu plus les sourcils. ‘Certes, mais on avait dit plus de demoiselles sur ce navire pour sa survie, et on lui a déjà permit de monter. Elle devrait se contenter de ça.’ Le pirate n’était pas sûr qu’il était d’accord pour qu’Ariel se contente de monter sur son navire chaque fois qu’elle le voudrait. ‘C’est vrai que nous avions dit pas de demoiselles, mais Ariel n’est pas un danger.’ Jack secoua la tête. « Je pensais la même chose d’Elizabeth ». D’une seule voix, les deux minis versions de lui répondirent ‘Ne prenons pas ce risque’.  

Jack referma son compas qu’il rattacha à sa ceinture, et vint prendre le bras de la demoiselle pour l’inviter à le suivre. « Il se fait tard, trésor, il serait peut-être plus sûr que je vous raccompagne maintenant au rivage, à moins que vous préfériez dormir dans l’un des couchages de mon bâtiment. » Pour une femme qui avait vécu dans un château si longtemps, Ariel serait très certainement dégouté par l’idée de dormir ici. Le petit Jack de l’épaule gauche murmura ‘Bien trouvé !’. Fier de lui, Jack sourit. Il n’avait pas été impoli et avait réussi à trouver les mots pour la faire partir. Seulement, celui de droite murmura ‘Espérons seulement qu’elle ne nous refusera pas de rhum la prochaine fois qu’on ira dans son échoppe.’ Le pirate perdu son sourire. « Je peux peut-être te raccompagner en ville, si tu le souhaites. Ainsi, j’aurai la garantit qu’aucun des pirates de Barbossa ne vous ait fait de mal. » Il essayait de paraitre un peu inquiet, même si en réalité, il avait juste envie de mettre fin à cette conversation.  
© BLACK PUMPKIN


SPARROW
© FRIMELDA
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Mi-Femme, Mi-Sardine

Voir le profil de l'utilisateur

Messages : 117
Poussière de fée : 923


MessageSujet: Re: Drink up, me hearties, yo ho. † Ariel. Lun 12 Juin - 4:36



     

Jack
&
Ariel
Drink up, me hearties, yo ho.
Peut être qu'un jour, je trouverai ma voie. Peut être qu'un jour je saurais quoi faire et quel chemin suivre. Je devais encore trouver ma voie et, lorsque j'aurais découvert qui je suis aujourd'hui, peut être que les choses seront beaucoup plus faciles. Il me suffisait d'être patiente, de voir ce que ce monde me réservait pour, enfin comprendre ce que je voulais réellement. Je me devais d'attendre et la réponse finirait par venir d'elle même. Ce n'était plus qu'une question de temps, j'en était persuadée. La liberté, mon avenir me l'apporterait. Je devais peut être arrêter de courir et de vouloir précipiter les choses. J'avais commis cette erreur une fois, je ne devais pas recommencer. Je devais prendre mon temps, avancer à mon rythme. Comprendre ce que j'étais avant de vouloir comprendre les autres et leur monde. Et, peut être que Jack avait raison, peut être que je me devais d'être égoïste. Après tout, m'étais-je pas intéressée à la vie des autres, à comprendre leur façon de vivre, leur vie, ce qu'ils étaient avant même de savoir que j'étais moi-même ? J'aurais du prendre du recul, me poser les bonnes questions et m'intéresser à ce que j'étais avant de m'intéresser aux autres. Mais, j'avais l'impression que c'était dans ma nature. J'étais un peu trop curieuse et je m'intéressais plus à ce qu'on avait à m'apprendre sur le monde qui m'entourait qu'apprendre à me découvrir. C'était quelque chose que je devrais, peut-être, travailler.

Je sortis de ma rêverie lorsque j'entendis le pirate parler seul. Je l'observais tout en me demandant ce qui lui arrivait. Je regardais ses expressions changer sur son visage, me demandant si tout allait bien. Et ses dires étaient complètement incompréhensibles, ils étaient dénués de sens. À croire que la folie était une des caractéristiques de la vie de pirate. Alors, peut être n'avais-je aucune raison de m'en faire ? Et, soudainement, il me prit le bras tout en me disant qu'il se faisait tard et qu'il devait me raccompagner au rivage. Je le regardais avec un air d'incompréhension, j'aurais voulu lui demander si tout allait bien, mais je m'abstins de tout commentaires. « Vous avez raison, il se fait tard, je devrais rentrer. Et, ne vous en faites pas pour moi, je saurais me débrouiller, je n'habites pas très loin du port. » C'était vrai et, vu le changement soudain du pirate, je me disais qu'il avait certainement besoin d'une bonne nuit de sommeil. Et, alors que nous allions quitter le navire, je dégageais mon bras de son emprise regardant dans mon sac avant d'en sortir les deux bouteilles de rhum que ma collègue m'avait glissé. « Je vous avais dit que je rapportais le rhum. Je pose ça là. Mais je vous fait confiance pour ne pas trop en abuser ce soir en rentrant. » Qu'est ce que je racontais. À croire que ce pirate pouvait ce passer de rhum.

CODE BY MAY


Part of your world.
I wanna be where the people are. I wanna see, wanna see'em dancin'. Walkin' around on those. What do you call them ? Oh feet. Flippin' your fins you don't get to far. Legs are required for jumpin', dancin', strollin' along down the... What's that word again ? Street... Up where they walk, Up where they run Up where they stay all day in the sun. Wanderin' free, wish I could be part of the world.  
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: Drink up, me hearties, yo ho. † Ariel.

Revenir en haut Aller en bas
Drink up, me hearties, yo ho. † Ariel.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Recherche des Verre Long Drink F913
» Bien dans sa peau (Skin Drink)
» ARIEL (BA)
» Ariel Sharon est mort !
» Mes poupées mannequins à l'effigie d’Ariel la petite sirène...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Make a Wish :: Épilogue :: The End :: Les rp's-
Sauter vers: